On dit que tous les chemins mènent à Rome, mais pour les professeures d’espagnol que nous sommes, tous les chemins mènent en Espagne. C’est pourquoi, cette année, et aussi parce que Madrid est au programme, nous avons choisi l’itinérance.
Après 16 heures de car, et un petit-déjeuner typique (chocolat chaud et ses churros), nous voilà fin prêts pour un cours de flamenco. Au programme, une marche de mille lieues (20 kms) pour parcourir la capitale, voir ses monuments et ses avenues, visiter le somptueux Palais Royal, et les salles consacrées aux belles œuvres des peintres espagnols tels que Velázquez, El Greco, Goya … du Musée du Prado. Et, bien entendu, comme le réconfort vient après l’effort, quoi de plus apprécié qu’un dîner de tapas. C’est sous des trombes d’eau que nous avons déposé nos valises à Alcalá de Henares où nous attendaient les familles d’accueil.
Mardi fut le jour de la diversité et de la tolérance. Blottie dans ses remparts, Tolède ancienne capitale médiévale, nous a accueillis sous le flambeau des 3 cultures, juive, musulmane et chrétienne (visite de la Synagogue Santa María la Blanca à la décoration musulmane, et des joyaux de la Cathédrale gothique à l’architecture unique). Cette journée fut couronnée par un cours de « mazapanes » (pâtisserie typique à base d’amandes ; goûter fort apprécié)
Le mercredi, entre frimas et soleil naissant, nous improvisons une visite éclair à « Cuelgamuros » (basilique creusée dans la montagne par les républicains), avant de visiter le Monastère de San Lorenzo de El Escorial, où se trouve le panthéon des rois. La journée s’achèvera à Ségovie, pour une visite de l’aqueduc romain, la vieille ville et l’Alcázar.
Le jeudi fut entamé par la visite d’une oliveraie. Les gérants, père et fils d’une petite entreprise familiale nous ont gratifié de leur savoir-faire et n’ont pas tari d’explications sur la culture, récolte, production, et fabrication de leur délicieuse huile. Le Palais Royal d’Aranjuez que nous avons visité par la suite n’a pas été apprécié à sa juste valeur, occulté par la visite du stade Santiago Bernabéu. Visite que nos élèves attendaient depuis le début du séjour, trépignant d’impatience de fouler les vestiaires de leurs idoles de leurs pieds, ainsi que la pelouse du Real Madrid.
Notre périple prit fin le vendredi soir après un bon dîner chaud au restaurant. Mais auparavant, laissant derrière nous l’art roman, gothique, néo-classique ainsi que le soleil, nous avons fait la part belle à l’art contemporain du Musée Guggenheim de Bilbao.
Les professeures d’espagnol.